À la source silencieuse, vaste plaine étendue, le filet perce le néant.
Une veine se déploie ; déjà, la terre s’ouvre, et les herbes naissent en fleurs.
Les canaux valsent en flux. Le bassin puise, ses ondes miroitent et transforment les courants. Le cœur navigue, liquide, parfois se noie en écume.
Fulgurante, l’onde jaillit, puis un lit se forme.
Pleine, la lune éclaire. Légère, elle devient vapeur et s’évanouit.
Et la rivière coule en moi. Et tout s’efface, inlassablement.

