Respiration, battement du cœur, gestes simples du quotidien comme autant d’actes de présence.
La peau protège et ressent. Le sang circule. La lymphe nourrit et nettoie. Une énergie subtile relie les plans visibles et invisibles.
Le corps porte parfois ce que l’être n’a pu traverser. Une distance s’installe entre le vécu et la sensation, entre ce qui a été éprouvé et ce qui peut être habité.
Les tissus conservent des empreintes, des mémoires oubliées, individuelles et archétypales.
Habiter son corps précède toute manifestation. Ressentir. Percevoir. Consentir.
La parole, la voix et l’action naissent d’un corps qui se reconnaît lui-même.
Comment donner son consentement lorsque l’on ne se ressent pas ?
La polarité féminine est précisément cette capacité active de perception, de réception et de discernement. Elle accueille, contient et donne forme.
C’est au cœur de cette fonction que prennent sens l’Arbre de Vie et la tradition kabbalistique. Accompagner l’éveil de la polarité féminine, lever le voile de la Shekinah.
Que la Shekinah sorte de son exil et reprenne demeure.
Le soin comme acte de Tikkoun.
Dans le corps, dans la psyché.
Et dans le monde.