Bien avant les temps de Jésus et Buddha, les souverains occidentaux valorisaient l’or, les diamants et la quête de la richesse matérielle. Pour les empereurs orientaux c’était quelque peu différent : bonne santé, longévité et même immortalité, étaient les choses les plus précieuses à acquérir, et les empereurs déployaient beaucoup d’efforts dans leur quête pour celles-ci. Dr Shogo Mochizuki, Maître de la 26ème génération de la maison et lignée Kobido

L’histoire du Kobido
Le Kobido fut créé par deux maîtres de l’Anma, qui était, avant la création du Shiatsu, la seule forme de massage existante au Japon.
L’Anma se traduit littéralement par « Appuyer-Frotter » : les pressions, le pétrissage, et les effleurages sont les principes de base de l’Anma, qui serait né il y a plus de 4000 ans vers les régions du Nord de l’Inde, du Népal et du Tibet.
L’Anma est entré au Japon depuis la Chine, au 6ème siècle après J-C. et a prospéré au Japon pendant des siècles. L’une des 7 catégories de techniques de l’Anma était le Kyoku-te (technique de percussion spéciale avec la main pliée) qui était une technique polyvalente utilisée dans les compétitions entre les maîtres de l’Anma. On retrouve la technique du Kyoku-te dans le Kobido. La naissance du Kobido eut lieu en 1472 quand deux des meilleurs maîtres de l’Anma s’affrontèrent dans une auberge à Suruga, au sud du Mont Fuji. La compétition a duré des mois et consistait à pratiquer des soins du visage avec le Kyoku-te.
Kobido : Maison de parfum et de beauté
Durant la compétition les deux maîtres reconnurent chacun les compétences de l’autre et travaillèrent ensemble à la création d’une nouvelle maison (semblable à une compagnie) appelée Kobido. Ils établirent 48 techniques de Kobido, distinctes de l’Anma.
Pour les quelques centaines d’années suivantes les techniques du Kobido furent transmises à de nouveaux maîtres. Durant le milieu de l’ère Meiji (autour de 1888) des styles français de massage et de soin du visage commencèrent à entrer au Japon. La clinique Kobido s’adapta à ces nouvelles structures améliorant son programme en y incluant des soins plus profonds comprenant hydratation, nettoyage, masques et d’autres soins de la peau.
Après la Seconde Guerre mondiale, quand l’économie du Japon commença à prospérer dans les années 1950, le maître Kobido de la 25ème génération s’est installé à Ginza (Tokyo), pour fonder une clinique nouvelle et très exclusive. Cette clinique était dédiée à l’accueil et aux soins des personnes riches et célèbres. Durant toute sa vie le Maître Ito n’eut que trois apprentis. En 1990, Shogo Mochizuki qui fut l’un de ses apprentis, commença à enseigner aux Etats-unis. En 2006, peu avant le décès du Maître Ito, Dr. Shogo Mochizuki fut désigné Maître de la 26ème génération de la maison et lignée Kobido. Le Kobido est un art ancestral qui s’adapte au monde et aux époques. Les techniques d’origine des deux Maitres perdurent, mais la présentation et la composition des soins continuent d’être adaptées d’une décennie à l’autre.
Mille personnes ont mille visages. Proverbe japonais
Le Maître de la 26ème génération
Shogo Mochizuki est né au Japon, au sein d’une famille qui pratiquait depuis de nombreuses générations, plusieurs formes de médecine ancestrale japonaise. Dans le Japon traditionnel, le massage fait partie dès le plus jeune âge de l’éducation et renforce les liens familiaux et intergénérationnels. La technique de massage Anma était particulièrement usitée et les enfants avaient coutume de l’apprendre et de la pratiquer dès l’âge de 5 ou 6 ans, d’abord de manière très simple sur leurs parents et grands-parents (comme marcher sur le dos). Shogo Mochizuki a appris l’Anma comme tous les enfants de son âge et de sa génération, puis l’acupuncture avec sa grand-mère, qui était une praticienne réputée. Il a découvert le Kobido dès l’âge de 4 ans, lorsqu’il accompagnait sa mère pour ses soins visage. Jeune adolescent, son intérêt pour le Kobido s’étant accru, il fut accepté dans la maison et lignée Kobido et devint élève de Maître Ito, de la 25ème génération, il étudia également avec le Maître de la 24ème génération. Dès 1984, Shogo Mochizuki s’est installé aux États-Unis et a été chargé de transmettre le Kobido à travers le monde, auprès de dizaines de milliers d’élèves, professionnels du monde de la beauté, du massage, et de la médecine japonaise traditionnelle. Maître Ito est décédé en 2009, et dès 2006, Shogo Mochizuki est revenu vivre au Japon, il est alors devenu le successeur et 26ème Maître de la maison et lignée Kobido.